OGM

Y aurait-il des bons et des mauvais OGM ?

Par Christian Pees le 10 Mar 2014

Oui si l’on en croit Stéphane Le Foll le Ministre de l’agriculture. Dans la même semaine,  il annonce vouloir prendre un arrêté interdisant la culture du maïs transgénique en France mais en même temps il adopte une posture plus équilibrée sur des OGM de « 2ème Génération » notamment sur le Riz. Il souhaite que l’Europe ait une position plus claire permettant aux Etats d’autoriser ou non les OGM.  Stéphane Le Foll va plus loin et promet un débat « objectif et posé »sur la question en avril juste après les municipales. Que doit-on comprendre de ce pas de deux ? Est-ce une avancée ? Va-t-on enfin avoir une position claire sur ces questions ?

Soyons clair la position de la France et de l’Europe a certainement permis de protéger nos entreprises de  semences d’une concurrence accrue sur ces marchés mais pour combien de temps ?. L’agriculteur européen est lui défavorisé par ces décisions. Il produit pour le marché mondial mais son confrère américain produit 20 % de plus avec des Ogm. La recherche publique française qui fut en pointe dans les années 90 a elle aussi perdu une avance précieuse.

Prendre conscience des enjeux

En France le débat n’existe pas et récemment sur une antenne nationale j’entendais toujours les même discours de peurs et de fantasmes. A croire que nous sommes les seuls au monde à nous soucier de santé et d’environnement. Pendant ce temps là dans le reste du monde en 20 ans on est passé de 0 ha de cultures Ogm à 175 millions d’hectares. Des chiffres qui ne cessent d’augmenter.

Toutes les puissances agricoles mondiales développent ces cultures, une dizaine de pays africains testent des cultures nécessitant peu d’eau, il s’agit d’un mouvement de fond et je suis persuadé qu’à terme ces technologies seront également répandues en Europe. Nos débats sont futiles, politiques et n’ont rien à voir avec l’enjeu qui est devant nous.