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Je m’étonne chaque jour de la charge que l’on fait peser sur l’agriculteur français...

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Le livre de Christian PEES, "L'arme alimentaire, les clés de l'indépendance"
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15 février 2008

Retour gagnant de l'Ukraine

Fin janvier, je faisais partie de la délégation qui accompagnait Michel Barnier, notre Ministre de l’Agriculture lors de sa visite officielle en Ukraine. Jean-Jacques Hervé, un français installé sur place (il conseille le Ministre ukrainien de l’agriculture) nous a dressé le portrait de cette zone en plein développement.
Depuis l’effondrement de l’économie soviétique en 1991 et la crise de la fin des années 90, la Russie, l’Ukraine et le Kazakhstan connaissent un renouveau agricole sans précédent. Nous assistons à la naissance d’une super puissance céréalière aux portes de l’Europe. L’Ukraine à elle seule offre un potentiel de 42 millions ha cultivables (33 millions d’ha en France), on imagine sans mal la formidable promesse que ses « terres noires » recèlent.
A côté des petites et moyennes exploitations de 3 à 4 000 ha, on trouve des « Agro-holding » pesant plusieurs centaines de milliers d’ha… et si les rendements ne sont pas encore au top, les marges elles, n’ont pas grand-chose à envier à nos exploitations. D’ailleurs nombre de coopératives et entreprises occidentales dont Euralis prennent position sur ce marché prometteur. Le gouvernement y voit son intérêt, c’est pour le pays une manière rapide d’acquérir des technologies mais aussi de s’ouvrir les portes du marché de l’exportation notamment vers l’OCDE et l’OMC.

Ce qui me frappe dans ces pays, c’est l’envie de produire, une forte volonté affichée par les ukrainiens qui contraste avec le désintérêt croissant dont l’agriculture souffre dans notre pays.
Les français sont-ils conscients qu’abdiquer sur leur agriculture, c’est ne plus avoir de garantie sur la quantité et la qualité de ce qu’ils trouveront demain  dans leur assiette ?