Des réglementations tombent de partout, de Paris, de Bruxelles, pour inciter, souvent obliger, les agriculteurs à modifier leurs pratiques. Pourtant, ils fourmillent déjà d’idées et n’attendent pas forcément d’être au pied du mur pour évoluer. La terre est leur instrument de travail, ils la chérissent et sont bien conscients qu’ils doivent adopter de nouvelles techniques.
Pour preuve, les Terrenales qui se sont déroulées à Angers les 27 et 28 mai derniers. L’événement, organisé par la coopérative Terrena, visait à promouvoir des initiatives d’agriculteurs, parfois en partenariat avec des prestataires, qui ont pris à bras le corps leur vocation à produire plus et mieux.
Sondes tensiométriques et capacitives pour piloter l’irrigation, solutions de traitement des effluents phytosanitaires, l’intérêt des extraits végétaux et des huiles essentielles en nutrition animale, l’autoguidage par satellite, la valorisation des sous-produits de vinification, la valorisation de la biomasse… pour ne citer que quelques unes des voies du futur, qui se conjuguent déjà au présent.
La grande conclusion à tirer d’une telle manifestation est que les solutions existent mais que, surtout, elles sont entre les mains des agriculteurs. Il est grand temps de les remettre au centre de la réflexion plutôt que de toujours leur imposer de grands concepts. Confrontés à l’augmentation des charges, à la grogne de l’opinion publique, ils sont toujours à l’affût de possibilités d’amélioration de leur métier. Il y a 40 ans, les agriculteurs ont su relever le défi alimentaire. Ils sauront relever celui de l’environnement. À condition que leur soient accordés des moyens, du temps et de la confiance. Sans forcément agiter constamment le drapeau de la sanction financière ou réglementaire.
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