La Chine, après l’éveil

Par Christian Pees le 16 Sep 2011

La Chine est au chevet de l’Europe. Son président Hu Jintao assure ses homologues européens de son soutien, avec une toute petite condition : celle d’être reconnue comme une “économie de marché”, facilitant ainsi l’entrée des produits chinois sur le vieux continent et ailleurs. Cette toute puissance de la Chine est indéniable. Le pays se développe à la vitesse de l’éclair, son économie affiche une croissance insolente, les immeubles poussent comme des champignons et les villes sont en perpétuelle expansion.

Mais n’est-ce pas un géant aux pieds d’argile ? La problématique environnementale est lancinante avec une pollution très marquée de l’air et de l’eau. Les Chinois en ont quand même pris conscience en y accordant un budget de 90 milliards d’euros. L’Empire du Milieu souffre également d’un problème de place et construit à la verticale. Des métropoles devraient compter 50 millions d’habitants d’ici peu de temps, posant des problématiques encore inconnues.

Pour l’instant, le moteur qui permet de sceller un peu tous les éléments est le pouvoir d’achat en constante progression. Mais pour combien de temps ? La Chine fournit le monde entier en vêtements, en appareils électroniques et bien d’autres choses… Mais ce monde est en train de se détraquer, en particulier le monde occidental jadis riche. Les bourses paniquent, certains États sont au bord de la faillite. Est-ce que nous allons pouvoir continuer à leur acheter ce qu’ils produisent ? Devront-ils se retourner uniquement, ou presque, vers leur propre marché de consommation ? Les semaines à venir en diront long sur la capacité de l’Europe à rebondir et sur celle de la Chine à assumer son presque statut de nouvelle puissance mondiale.