Un petit tour et puis s’en va. Le rapport du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer sur une “politique agricole durable en 2013” n’aura pas fait long feu sur le site Interne éponyme. À peine publié, il déclenchait une telle polémique, qu’il en a été retiré.
D’abord, il est particulièrement maladroit de la part du gouvernement français de se positionner individuellement sur le sujet de la PAC. Précisément quand la Commission européenne vient juste de livrer sa communication sur la Politique agricole commune à l’horizon 2020 (insérer lien).
Ensuite, ce texte ne présente pas la vision d’une agriculture économique. Misant tout sur l’environnement, il ne défend aucun enjeu de production.
Sa seule vertu, si l’on peut dire, est de tenter de dessiner des éléments financiers ; ce que la Commission européenne, et je le regrette, n’avait justement pas fait. Toutefois, cette tentative n’exonère par la France d’avoir joué personnel. D’ailleurs, la FNSEA, citée par le site Campagnes et Environnement, n’a pas hésité à dénoncer « un écart de conduite institutionnel ». Coop de France n’a pas non plus apprécié la démarche, en soulignant que « le document ne contient aucune vision économique réaliste et l’application de ses recommandations conduirait à une véritable décroissance de l’agriculture ».
Au-delà de la polémique et de la pertinence ou non de ce texte, je me pose la question des motivations qui ont poussé à sa rédaction puis à sa publication. La France n’est pas sans savoir que de telles initiatives sont rarement bien perçues à Bruxelles. S’agissait-il alors, pour le premier pays bénéficiaire de la PAC, d’envoyer un signal à ses collègues européens ? Et lequel ?
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