Retour gagnant de l'Ukraine
Fin janvier, je faisais partie de la délégation qui accompagnait Michel Barnier, notre Ministre de l’Agriculture lors de sa visite officielle en Ukraine. Jean-Jacques Hervé, un français installé sur place (il conseille le Ministre ukrainien de l’agriculture) nous a dressé le portrait de cette zone en plein développement.
Depuis l’effondrement de l’économie soviétique en 1991 et la crise de la fin des années 90, la Russie, l’Ukraine et le Kazakhstan connaissent un renouveau agricole sans précédent. Nous assistons à la naissance d’une super puissance céréalière aux portes de l’Europe. L’Ukraine à elle seule offre un potentiel de 42 millions ha cultivables (33 millions d’ha en France), on imagine sans mal la formidable promesse que ses « terres noires » recèlent.
A côté des petites et moyennes exploitations de 3 à 4 000 ha, on trouve des « Agro-holding » pesant plusieurs centaines de milliers d’ha… et si les rendements ne sont pas encore au top, les marges elles, n’ont pas grand-chose à envier à nos exploitations. D’ailleurs nombre de coopératives et entreprises occidentales dont Euralis prennent position sur ce marché prometteur. Le gouvernement y voit son intérêt, c’est pour le pays une manière rapide d’acquérir des technologies mais aussi de s’ouvrir les portes du marché de l’exportation notamment vers l’OCDE et l’OMC.
Ce qui me frappe dans ces pays, c’est l’envie de produire, une forte volonté affichée par les ukrainiens qui contraste avec le désintérêt croissant dont l’agriculture souffre dans notre pays.
Les français sont-ils conscients qu’abdiquer sur leur agriculture, c’est ne plus avoir de garantie sur la quantité et la qualité de ce qu’ils trouveront demain dans leur assiette ?
Bonjour monsieur,
J'ai eu la chance de vous croiser lors de la conférence de presse de notre ministre le soir au salon agricole.
Vivant en Ukraine depuis l'année 2000, j'aimerais rajouter, pour mieux faire comprendre aux lecteurs la place de l'agriculture dans ce pays, que pour l'ensemble de la population ( citadine ou rurale ) le blé est souvent appelé PAIN et on me demande souvent : " as tu fini de semer ton pain ? " ou encore " comment s'est passé ta récolte de pain ? " Bien sûr il y a derrière tout celà les souvenirs de l'histoire ( famine de 33 ) mais quand même, ici on ressent de la fierté d'être agriculteur.
Bien à vous
Rédigé par: Arnaud de La Salle | le 20 février 2008 à 13:32
Bonjour,
N'ayant jamais voyagé dans l'europe de l'est, je serais intéressé pour voir des photos si vous en avez.
Je suis un futur magasinier ou futur TC dans le milieu Viticole/Céréales/Elevage quelque part dans le sud ouest.
DAns la mesure du possible, je vous en remercie d'avance.
Sincères salutations
Sylvain claeys
Rédigé par: claeys | le 20 février 2008 à 08:34