Pour toucher les français, il faut s’en prendre à leur porte-monnaie
La hausse actuelle des prix des matières premières agricoles aura au moins une vertu : elle rappelle brutalement aux Français à quel point notre pays a besoin de son agriculture pour garantir l’alimentation de ses concitoyens.
A l’heure où le Grenelle de l’Environnement prend fin, les français découvrent avec stupeur que l’abondance alimentaire et les prix bas des denrées ne sont pas éternellement garantis. Et là, il n’est plus seulement question d’évoquer les négociations à l’OMC ou des notions d’indépendance alimentaire que certains pouvaient juger aussi lointaines que théoriques. Nous sommes dans le concret et le quotidien : lait, beurre, céréales, viandes… bref, les produits de base de notre alimentation viennent de subir de brusques augmentations, ça fait mal au porte-monnaie d’autant plus ce n’est pas fini !
La faute à qui ? Tout simplement à une offre qui peine à satisfaire une forte demande. D’un côté les aléas climatiques perturbent et amoindrissent les récoltes de l’autre, une demande plus forte des pays en croissance à laquelle s’ajoute une concurrence « food versus fuel » alimentée par la demande mondiale sur les biocarburants.
Au final, un marché agricole mondial livré à lui-même avec à la clef rareté et pénuries. Le temps de la stabilité des prix agricoles et des produits alimentaires semble s’éloigner à grand pas… la foire d’empoigne ne fait que commencer !
"Comme prévu, l'unité de distillation d'alcool vinique en éthanol de l'usine de Lacq est opérationnelle depuis le mois de mars...La construction de la 2ème tranche de l'usine, destinée à la production d'éthanol à base de maïs, se poursuit" - Tiré du journal "Repères" du groupe Euralis dont M. Pèes est le président.
Bravo, s'alarmer d'un manque de matières premières agricoles, en dénoncer les causes, alors qu'on y participe : La schizophrénie guète M. Pèes
Rédigé par: monom | le 13 décembre 2007 à 20:36
"""""""Dans une nature ou rien ne se perd, rien ne se gagne, tout se transforme, il faut toujours 3Kg d'azote pour faire 100 Kg de blé et des feuilles en bonne santé pour transformer l'énergie du soleil en matière verte. Les OGM pourraient être un bon moyen d'améliorer cette équation."""""
oui Pierre, la formule de Lavoisier est toujours vraie:
elle prouve aussi qu'avant qu'existe les engrais minéraux dont on a de plus en plus de peine à en trouver ou a des prix prohibitifs, on pouvait faire du blé. On appelait ça la rotation des cultures....
écoutez( et enregistrez) Monsieur Dufumier ( ce n'est pas un gag!) de l'Inra:
http://video.google.fr/videoplay?docid=4646741484298742865
Rédigé par: loreleï | le 31 octobre 2007 à 21:57
Bonsoir,
En matière d'offre qui peine à satisfaire la demande, notre cher Président préfère satisfaire les verts.
Après les annonces du Grenelle :
- 50% de baisse d'utilisation des phytos en 10 ans
- pas d'OGM
- plus de bio
Dans une nature ou rien ne se perd, rien ne se gagne, tout se transforme, il faut toujours 3Kg d'azote pour faire 100 Kg de blé et des feuilles en bonne santé pour transformer l'énergie du soleil en matière verte. Les OGM pourraient être un bon moyen d'améliorer cette équation.
Mais, Borloo-Bobo préfère se prendre pour Jésus aux noces de Cana.
Effectivement Monsieur Pees, la foire d'empoigne ne fait que commencer, essayez par exemple d'acheter des bateaux de certains fertilisants sur le marché international en ce moment... Bon courage. Conséquence directe de la concurrence "food versus fuel", mais aussi imprudence de ne presque plus avoir d'industrie nationale sur des matières à priori stratégiques.
Rédigé par: Thierry | le 30 octobre 2007 à 18:56