À propos de l'auteur

Je m’étonne chaque jour de la charge que l’on fait peser sur l’agriculteur français...

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Le livre de Christian PEES, "L'arme alimentaire, les clés de l'indépendance"
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23 septembre 2007

Gel des OGM, nous ne sommes pas dupes !

Faisant fi de tous les principes démocratiques, M. Borloo, Ministre de l’Ecologie a laissé entendre, en marge du Grenelle de l’Environnement, que « le gouvernement s'apprête à geler les cultures transgéniques ainsi que la commercialisation des semences OGM en France dans l'attente d'une nouvelle loi ».

Que doit-on penser de ce gouvernement, quand en moins de 12 heures, François Fillon nous assure que concernant le moratoire sur les OGM : « la France veillera à ne pas s'isoler du reste du monde sur ces questions », M. Borloo décrète unilatéralement que le gel des OGM en France est une affaire entendue et enfin M. Barnier annonce à Tours que rien n’est joué ? Fausse cacophonie gouvernementale pour une reculade politique savamment orchestrée ! J’ai bien peur qu’une fois de plus, l’agriculture ait servi de variable d’ajustement dans une négociation « off » : « Je sacrifie les OGM contre le nucléaire ».

Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Sur la question des OGM, M. Borloo n'a fait que prendre la mesure du degré d'implication du public et des organisations altermondialistes. Comme le disent les gamins, « c’est celui qui dit, qui est » et au petit jeu du lobbying et du hold-up médiatique, ce sont toujours les écologistes qui gagnent.
A défaut de prises de parole courageuses et pédagogiques, c’est l’autorité qui sort bafouée de ce simulacre de démocratie. Où sont nos élites politiques, patronales, syndicales ? Qui a tenté d’expliquer au français les bénéfices de certains OGM pour leur santé, leur alimentation et leur environnement ?

Les grands perdants sont une nouvelle fois les agriculteurs. Cette victoire à la Pyrrhus ne présage rien de bon pour la France, son agriculture et ses consommateurs. A quand un « Grenelle de l’Agriculture » ?

12 septembre 2007

Oui, M. le Président, l’agriculture française a besoin de ruptures !

On nous a dit et répété que Jacques Chirac était le dernier président à préserver les intérêts des agriculteurs en France. Hier, lors du SPACE à Rennes, Nicolas Sarkozy vient d’asséner un fort démenti à cette assertion.
Quelle que soit sa couleur politique, force est de constater que l’agriculteur français sort renforcé du discours du chef de l’état. Un certain nombre de vérités ont été dites :
Oui, la vocation première de l’agriculteur est de nourrir son pays,
Oui, un agriculteur doit pouvoir vivre de sa production,
Oui, la PAC de 1992 a placé l’agriculture française sous perfusion,
Oui, il faut aujourd’hui, produire plus… et plus propre,
Oui, il faut innover pour réduire l’utilisation des pesticides et engrais,
Oui, la France dispose d’atouts exceptionnels pour développer son agriculture,
Oui, la France et l’Europe doivent défendre leur indépendance alimentaire,
Oui, il faut réformer, dès maintenant puisque le contexte économique et politique le permet… par la rupture, si le cœur vous en dit M. le Président !

Les agriculteurs français ont un nouveau patron, gageons que les bonnes intentions ne s’arrêteront pas aux bonnes paroles.

07 septembre 2007

Sur le terrain, la pression monte…

Nous y sommes, l’heure de vérité a enfin sonné. Des mois de préparation, d’affrontement physique et verbal, d’info. et d’intox. Pendant un mois et demi, désaccords et luttes d’influence doivent céder la place à l’union sacrée…
Non, ce n’est pas du Grenelle de l’Environnement dont je parle, mais bien sûr de notre Coupe du monde de rugby ! Mon propos n’est pas si anodin qu’il y paraît, bien que sur le sujet et me concernant, la passion pourrait vite l’emporter sur la raison.
La force et la particularité du rugby, sport de combat, c’est sa capacité à transcender l’individu au service du collectif, oeuvrer pour un objectif commun, jouer dans les règles et dans le respect d’autrui… Belle métaphore à l’heure où « anti » et « ultra » s’opposent sans foi ni loi sur le terrain agricole mondial.

Au fond, ce n’est peut-être pas un hasard si chez nous, dans le Sud-Ouest, en terre d’ovalie, un fort esprit coopératif anime nos campagnes…
Ne cherchez à savoir où je serai ce soir à 21H00… Maintenant, place aux artistes et allez les bleus !

03 septembre 2007

Vers une « agriculture écologique intensive » selon Michel Griffon

Ce que j’apprécie, chez Michel Griffon, c’est sa capacité à voir plus loin, plus large, à pousser la réflexion, pointer les risques mais aussi proposer les solutions.
Les tensions que connaît actuellement le monde agricole donnent un relief particulier aux  propos de Michel Griffon… Flambée des prix agricoles, radicalisation du débat sur les OGM, à l’approche du « Grenelle de l’environnement », l’agriculture fait la une de nos journaux. Question de conjoncture me direz-vous ? Pas seulement, je partage avec M. Griffon l’idée que derrière ces soubresauts se cache une crise plus structurelle nécessitant la mise en place d’une politique mondiale agricole.

Michel Griffon, est un expert reconnu pour ses compétences situées à la confluence de l’agronomie et de l’économie. Je vous conseille la lecture de son dernier ouvrage, « Nourrir la planète », au fil des pages, un constat s’impose : « Nous devons doubler la production mondiale d’ici à 2050. ». Pour y parvenir, il nous propose un concept novateur : « Une agriculture écologique intensive permettant de répondre durablement aux besoins futurs. ».  Vous souhaitez en savoir plus, je vous engage à lire son analyse dans la rubrique ci-contre.