Inondations en Angleterre, sécheresse en Europe du Sud et en Australie, boum des biocarburants aux USA… Les stocks mondiaux de matières premières agricoles sont au plus bas depuis 25 ans. Cette année, l’Australie n’a produit que 9,5 millions de tonnes de blé au lieu des 25 de l’an passé ! Aussi rapidement que fondent les stocks mondiaux, les prix des matières premières agricoles s’envolent. La tonne de maïs se négocie autour de 218 € alors que le l’ai connu à 90 il y a quelques mois. Je ne peux m’en plaindre, nous sortons de 10 années de baisses consécutives des revenus des agriculteurs.
Ce qui me tracasse, c’est l’inévitable hausse de 3 à 5 % du coût des produits alimentaires que le consommateur va devoir encaisser à la rentrée, la pilule va avoir du mal a passer !
Quand les prix sont bas, c’est le revenu de l’agriculteur qui trinque, quand ils sont orientés à la hausse, c’est le porte monnaie du consommateur qui se vide. La raison de ce yo-yo ? Nous sommes dans l’absurdité d’un marché livré à lui-même. Aucune régulation ne vient juguler la fluctuation des stocks et donc des coûts. Le marché de l’alimentation mondiale est fragile, trop fragile. Nous sommes à la merci des aléas climatiques, économiques et politiques… Et à ce petit jeu, c’est toujours le plus pauvre qui trinque.
Comme je le préconise au sein du MOMA (voir le lien ci-contre), il faut une régulation mondiale des matières agricoles et des denrées alimentaires. Nous ne pouvons nous contenter de gérer au sein de l’OMC les échanges commerciaux agricoles et agroalimentaires comme les autres secteurs économiques. Pourquoi ? L’alimentation est le seul de ces secteurs à être vital pour la subsistance de l’humanité ! Nous ne pouvons laisser la loi du marché décider qui mangera ou pas demain !
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