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Je m’étonne chaque jour de la charge que l’on fait peser sur l’agriculteur français...

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16 août 2007

Hausse des prix, ne laissons pas le marché décider qui mangera ou pas demain

Inondations en Angleterre, sécheresse en Europe du Sud et en Australie, boum des biocarburants aux USA… Les stocks mondiaux de matières premières agricoles sont au plus bas depuis 25 ans. Cette année, l’Australie n’a produit que 9,5 millions de tonnes de blé au lieu des 25 de l’an passé ! Aussi rapidement que fondent les stocks mondiaux, les prix des matières premières agricoles s’envolent. La tonne de maïs se négocie autour de 218 € alors que le l’ai connu à 90 il y a quelques mois. Je ne peux m’en plaindre, nous sortons de 10 années de baisses consécutives des revenus des agriculteurs.
Ce qui me tracasse, c’est l’inévitable hausse de 3 à 5 % du coût des produits alimentaires que le consommateur va devoir encaisser à la rentrée, la pilule va avoir du mal a passer !

Quand les prix sont bas, c’est le revenu de l’agriculteur qui trinque, quand ils sont orientés à la hausse, c’est le porte monnaie du consommateur qui se vide. La raison de ce yo-yo ? Nous sommes dans l’absurdité d’un marché livré à lui-même. Aucune régulation ne vient juguler la fluctuation des stocks et donc des coûts. Le marché de l’alimentation mondiale est fragile, trop fragile. Nous sommes à la merci des aléas climatiques, économiques et politiques… Et à ce petit jeu, c’est toujours le plus pauvre qui trinque.

Comme je le préconise au sein du MOMA (voir le lien ci-contre), il faut une régulation mondiale des matières agricoles et des denrées alimentaires. Nous ne pouvons nous contenter de gérer au sein de l’OMC les échanges commerciaux agricoles et agroalimentaires comme les autres secteurs économiques. Pourquoi ? L’alimentation est le seul de ces secteurs à être vital pour la subsistance de l’humanité ! Nous ne pouvons laisser la loi du marché décider qui mangera ou pas demain !

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Voici les sites qui parlent de Hausse des prix, ne laissons pas le marché décider qui mangera ou pas demain:

Commentaires

"Nous sommes dans l’absurdité d’un marché livré à lui-même."
Qui est Mr Marché? Le marché est livré, in fine, aux producteurs et aux consommateurs! Il est soumis à la loi de l'offre et de la demande. Les spéculateurs y interviennent, mais ne peuvent pas être longtemps déconnectés des équilibres fondamentaux. Le prix est l'indicateur qui dit comment rééquilibrer l'offre et la demande.

"Aucune régulation ne vient juguler la fluctuation des stocks et donc des coûts." Vous confondez les coûts et les prix.

Je veux bien admettre une certaine régulation publique des stocks, mais pas plus. Vincent a raison: qui ferait quoi avec quel pouvoir? Une planification soviétique? Un oligopole de coopératives?

"Nous ne pouvons laisser la loi du marché décider qui mangera ou pas demain !" Dans les démocraties libérales, moyennant un minimum de solidarité envers les handicapés, malades, vieux, etc, il n'y a pas de famine. La famine et la malnutrition sévissent essentiellement dans les pays qui ne sont ni démocratiques ni libéraux!

L'exception française consiste à vitupérer contre le libéralisme, tout en profitant du système...

je vous comprends pas Monsieur Pees!

220 euros, c'est le prix auquel les agris vendaient leur maïs dans les années 80. Rappellez vous! pour une baisse de quelques cts de frcs, les palmiers de MR lABARRERE , boulevard des pyrénées à Pau avaient même été cramés par des manifestants.........

pourquoi ce prix 20 ans apres serait synonyme de famine et d'émeutes des consommateurs?
parceque ceux ci consacrent de moins en moins d'argent au budget nourriture pour rembourser l'emprunt à taux progressif de leur maison par exemple?

ou parceque les intermédiaires se sucrent allegrement?

ou les deux?

Bonjour, je suis actuellement plongé dans la lecture de votre livre. Malgré plusieurs désaccords en particulier en ce qui concerne votre vision de la pensée écologiste, je constate que sur le fond vous validez les préoccupations principales liées à l'épuisement des ressources naturelles, et à la problématique de l'augmentation de la population mondiale, etc. La suggestion d'une régulation mondiale de l'agriculture est intéressante, reste à savoir qui en tiendra les rennes et si une telle organisation sera plus démocratique que celles existant déjà au niveau mondial ... et donc quelles solutions techniques seront retenues. Du point de vue environnemental et réduction de la pauvreté, toutes les solutions ne se valent pas. Du point de vue revenu des agriculteurs non plus.

Petite question technique. Vous expliquez page 117 dans votre ouvrage que malgré une longue monoculture de maïs sur vos terres, son taux de matière organique se maintient voire progresse. Dans le même temps vous précisez que, chaque année, vous apportez à votre sol le fumier de vos cochons.S'il y a fumier j'imagine qu'il y a litière et donc paille. J'aimerais savoir comment sont élevés vos cochons.

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