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Je m’étonne chaque jour de la charge que l’on fait peser sur l’agriculteur français...

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23 juillet 2007

Ne pas confondre politique agricole commune et revenus des agriculteurs

Suite à l’article parut dans « Le Monde » du 12 juillet dernier et intitulé « Le revenu des agriculteurs français est constitué à 77% de subventions publiques » (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-934556,0.html), j’ai pu lire un certain nombre de commentaires qui m’affligent. Certains de nos concitoyens pensent que puisqu’ils perçoivent des aides, les agriculteurs devraient être fonctionnarisés ! A ce propos, j’aimerai rappeler quelques points essentiels :

Les aides versées aux agriculteurs sont la conséquence de la PAC de 1992. Pour que les prix des matières premières agricoles puissent baisser, une compensation financière leur a été versée. Ce système est pervers : nous avons développé une agriculture assistée financièrement et il entretien de fait une dépréciation artificielle des prix agricoles. Plutôt que de toucher des aides, les agriculteurs français souhaitent que leurs productions leurs soient payées le juste prix.

L’effet bénéfique, ce sont les consommateurs qui en bénéficient car ils payent moins cher leurs denrées alimentaires. Pour autant, cette différence entre les coûts de production et le prix payé est répercutée dans leurs impôts.

Enfin, restons décent quand on parle d’aides au revenu agricole. 40 % des exploitations procurent un revenu par famille inférieur au smic et pour 5 % d’entre elles, un revenu carrément négatif, pour des semaines de 50, 60 voire 70 heures ! Pas de RTT, ni de retraite à 55 ans…

Les réflexions que j’ai lues viennent me rappeler le fossé qui existe toujours entre agriculteurs des champs et consommateurs des villes. Les uns mangent les productions que cultivent les autres et pourtant peu de signes de compréhension ou de respect à l’horizon. Parlons-nous !

Commentaires

Bonjour,
Il vaudrait mieux dire que certaines régions du Nord, du centre et du sud est vont descendre dès 2009 au dessous des 1% de population active agricole.Et que la production laitière aura disparu du sud ouest en 2015.D'ailleurs cela a été une introduction historiquement ciblé et tout à fait artificielle dans cette région et donc cela va avoir une fin.
D'autre part, et je l ai dit en juin dernier à mes cousins americains qui étaient dans le sud ouest, les exploitants de grande culture ne sont pas du tout obligés de demander les aides à l'Europe, il faut le faire volontairement.
Ensuite, le refus du découplage total a été une erreur stratégique, source de bureaucratie et de "gonflette" artificielle du maintien de l emploi pour les techniciens des chambres d'agriculture.
Vous devriez en parler: il est toujours étonnant de voir le bon sens et l'esprit bien tourné des exploitants lorsqu ils prennent les décisions sur leurs exploitations et quand ils sont dans les organismes professionnels,ils perdent les pédales et ils attendent tous les obus qui leur tombent dessus!
Enfin, et puisque vous avez une formation de géographe,les statistiques françaises ont "inventé" la notion de population agricole familliale, qui ne veut rien dire du tout du fait que les enquêteurs ne connaissent pas grand chose au travail agricole et mettent un peu n importe quoi sur le travail familial.C est plutôt une rubrique de pays en développement.j ai d ailleurs demandé à certaines unvisersités européennes de ne plus utiliser ce critère pour la France en leur donnant quelques exemples.En fait, c est un outil pour "gonfler" le secteur agricole en France.Malheureusement, les vraies statistiques vont plus vite que la politique.
Il faut faire tomber tous ces vieux plâtres et tous ces vieux murs des organisations professionnelles comme nos ainés en 1960.

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