Joël de Rosnay nous fait l’honneur de nous guider dans le décodage de plus en plus complexe de ces techno-sciences qui effraient, tant il est vrai qu’elles se trouvent au carrefour des grandes interrogations qui agitent l’« homo urbanus », en ce début de 21ème siècle. Pourquoi tant d’agitation autour de la question de progrès ? C’est que nous touchons là aux domaines éthique, politique, économique et scientifique. Une complexité nouvelle sur laquelle les médias dopés aux nouvelles technologies nous interpellent à chaque instant.
Alors, les biotechnologies et demain les nanotechnologies sont-elle un progrès ou une régression ? Je laisse le soin à M. de Rosnay de nous faire la démonstration.
Je pense que cette question nous renvoie à l’idée que chacun se fait de la place de l’homme sur notre planète. En sommes-nous les locataires, au même titre et au même niveau que les autres espèces animales ou végétales, comme le pense les partisans de l’écologie fondamentaliste qui prônent un arrêt de la croissance ? Ou, comme je le pense, nous comportons-nous plutôt en propriétaires ?
Ce statut de monopole sur les autres espèces, s’il nous donne des droits, il nous assigne également un devoir impératif dont nous venons tout juste de prendre conscience. Après quelques milliers d’années d’évolution effrénée, l’homme est sommé de construire son futur en harmonie avec sa planète sous peine d’obérer son avenir à un horizon qui n’est pas si lointain.
Et c’est là que je rejoins Joël de Rosnay, c’est en ce sens que nous avons un besoin impératif de l’innovation, c’est pour cela que nous devons faire confiance à la recherche pour qu’elle découvre aujourd’hui les modes de vie, de consommation et de production plus propres que nous mettrons en oeuvre demain dans nos maisons, nos champs et nos entreprises.
Je vous incite vivement à partager cette réflexion en lisant ci-contre, la tribune de Joël de Rosnay.
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