L’accord déséquilibré qui se profile au terme des négociations de l’OMC me conforte dans mes convictions : l’agriculture mondiale doit être régulée. Pourquoi ?
L’agriculture n’est pas un bien comme un autre, elle produit du vivant, elle est vitale pour l’homme. Ce qui n’est pas le cas de l’industrie, ni des services.
L’agriculture nécessite la création un organe spécifique mondial permettant à tous les pays de produire et d’échanger en bonne harmonie, dans un souci partagé de compétitivité et de solidarité.
Je tire le signal d’alarme. Parce qu’on lui applique des outils, des systèmes de pensée, des modèles et des lois qui ne lui sont pas adaptés, l’agriculture mondiale court à sa perte.
Un marché sans règles est comme une démocratie sans loi. C’est à de nouvelles instances internationales qu’incombe le devoir de protéger les citoyens du monde, en donnant à chaque pays les moyens de conquérir son indépendance alimentaire – ou de la préserver.
C’est la voie que nous préconisons au MOMA (Mouvement pour une organisation mondiale de l’agriculture). Ce mouvement est né d’une rencontre entre quelques membres du monde coopératif agricole et quelques grands économistes français habités par une même vision.
Le MOMA n’a pas pour vocation de concurrencer l’OMC. Nous souhaitons au contraire lui apporter les services d’un organe de consultation doté d’outils spécifiquement conçus pour résoudre les problèmes d’une agriculture mondialisée.
J’affirme que l’agriculture de demain sera mondialement régulée – ou ne sera pas.
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