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Je m’étonne chaque jour de la charge que l’on fait peser sur l’agriculteur français...

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27 avril 2007

Un marché sans règles est comme une démocratie sans loi

L’accord déséquilibré qui se profile au terme des négociations de l’OMC me conforte dans mes convictions : l’agriculture mondiale doit être régulée. Pourquoi ?
L’agriculture n’est pas un bien comme un autre, elle produit du vivant, elle est vitale pour l’homme. Ce qui n’est pas le cas de l’industrie, ni des services.
L’agriculture nécessite la création un organe spécifique mondial permettant à tous les pays de produire et d’échanger en bonne harmonie, dans un souci partagé de compétitivité et de solidarité.
Je tire le signal d’alarme. Parce qu’on lui applique des outils, des systèmes de pensée, des modèles et des lois qui ne lui sont pas adaptés, l’agriculture mondiale court à sa perte.
Un marché sans règles est comme une démocratie sans loi. C’est à de nouvelles instances internationales qu’incombe le devoir de protéger les citoyens du monde, en donnant à chaque pays les moyens de conquérir son indépendance alimentaire – ou de la préserver.
C’est la voie que nous préconisons au MOMA (Mouvement pour une organisation mondiale de l’agriculture). Ce mouvement est né d’une rencontre entre quelques membres du monde coopératif agricole et quelques grands économistes français habités par une même vision.
Le MOMA n’a pas pour vocation de concurrencer l’OMC. Nous souhaitons au contraire lui apporter les services d’un organe de consultation doté d’outils spécifiquement conçus pour résoudre les problèmes d’une agriculture mondialisée.
J’affirme que l’agriculture de demain sera mondialement régulée – ou ne sera pas.

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Commentaires

pour parler d'ogm, je vais vous citer, n'étant pas mathématicien ni biologiste mais simple, tres simple agriculteur, ce texte in extenso de Monsieur Bouleau Directeur de recherches aux Ponts et Chaussées........

""""Je crois en tout cas que le vieux modèle scientifique que nous avons hérité du XIXe siècle et qui gouverne encore nos représentations du savoir doit être vigoureusement critiqué. L’opinion la plus répandue veut que le scientifique soit essentiellement un homme de connaissance et de vérité, celui qui sait ce qu’il faut faire parce qu’il connaît la théorie. Mais, dans la réalité, ça ne se passe pas comme ça : l’essentiel des problèmes que doit résoudre un ingénieur, par exemple, se posent dans une zone intermédiaire où l’on trouve à la fois de la connaissance, de l’influence économique, de la décision politique, du retour de connaissance sur l’action. C’est là que vit et agit principalement notre civilisation. Or il est stupéfiant de découvrir combien les gens qui sont à même de parler les langages scientifiques ne se préoccupent principalement que d’épurer la connaissance pour en faire une connaissance séparée des lieux sociaux où elle a été fabriquée, pour l’extraire de cette gangue " sale " qui n’est autre que la localisation précise du problème posé, compte tenu de la psychologie des gens, des intérêts des acteurs, de la lecture des symbolismes, etc. Leur obsession intellectuelle est de ramener ce domaine complexe à un problème abstrait sur lequel les scientifiques pourront se prononcer, se mettre d’accord, quels que soient les classes sociales, les pays et les situations. Un problème qui pourra ensuite être enseigné à des étudiants, auxquels on démontrera le point d’équilibre et la solution, qui pourra faire le sujet de thèses, de modélisations théoriques, etc. Il ne faut pas s’étonner que les résultats de tels travaux soient décevants pour la connaissance comme pour l’action, puisqu’on aura finalement gommé le contexte social, géographique, historique, économique dans lequel le problème devrait être posé.""""

a vouloir faire du scientisme a visée commerciale, nous allons vers une politique d'affrontement.........

M. Pèes,

J'entends bien votre volonté de créer un organisme mondial de régulation pour les échanges agricoles. Mais alors que nous ne sommes même pas capable de gérer les drames humanitaires comme le Darfour, espérez-vous vraiment qu'une gouvernance mondiale soit en mesure de juguler les égoïsmes nationaux ?
Si la première organisation mondiale est celle du commerce (l'OMC), c'est bien que l'intérêt économique primera toujours sur la survie des hommes. Notre chance comme le dit Claude Allègre, est qu'une "économie de l'écologie" est en train de voir le jour. C'est à dire qu'épargner la planète va devenir profitable. Ce jour venu, José Bové redeviendra poussière...

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